06 février 2009
Le sacre du printemps.
Quel faste.
Costumes italiens, uniformes helvétiques, espions anglais, plénipotentiaires vénitiens et couronne ... française.
Toute l'Europe était présente. Pas celle souhaitée par Henry, certes, mais tout de même. Quel courtisan resterait de marbre face à un tel luxe? Bagnols certainement. Mais était-il vraiment un homme de cour? Hubert? Que nenni! Il ne regrettait qu'une chose: que les lieux saints n'eussent ni étage ni cheminée!
Et de ne pas avoir croisé Louis!
Pourtant, la veille, il avait fureter de longues heures dans les rues de Saint-Denis. Sans succès.
Il rentra tard et mangea peu. Il était plutôt coutumier du premier mais le second prouvait qu'il était contrarié. Lorsqu'il était dans cet état là, Bagnols savait qu'il n'avait rien à en tirer de bon.
Il essaya. En vain.
Hubert n'y tint pas plus longtemps. Alors que Bagnols tentait d'éloigner son esprit de la cérémonie qui se déroulait à quelques pas seulement de leur logis, il ceignit Chatouille, coiffa son feutre et sortit. Bagnols n'eut pas le coeur à le gronder. Il referma le volume qu'ils lisaient ensemble et se dirigea vers la fenêtre. Il sourit de contentement en découvrant l'immense silhouette de Concasse suivre discrètement son jeune élève.
"Au moins il ne sera pas seul!" pensa-t-il.
Son regard fut attiré par un mouvement de foule. C'était le carosse des Vendôme qui se frayait un chemin parmi les curieux.
"Guise-Lorraine doit être aux anges."
Au milieu de ceux-ci, Hubert était au premier rang. Non pas qu'il voulut plus particulièrement voir cet attelage-là mais plutôt qu'il venait de constater la présence de mademoiselle de Saint-Amour. Elle était accompagnée d'un homme d'une quarantaine d'années à la mine hautaine qui devait être monsieur son père et de quatre autres personnes.
Ceux-ci ne lui disaient rien qui vaille. Trois avaient des airs de comploteurs. Mais celui qui l'inquiétait le plus ressemblait à un ecclésiastique illuminé. De plus, il avait les cheveux de la couleur du diable.
"Je suis sûr que je reverrai ce rouquin!" augura-t-il.
Il ne pensait pas que ce fût si tôt.
Hélas.
...
13:29 Publié dans CAPE, EPEE, PERSONNAGES DE FICTION, PERSONNAGES HISTORIQUES | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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Commentaires
Pardon de cette reprise laborieuse mais mon écriture (comme mon esprit) est en convalescence...
Ecrit par : Hubert | 06 février 2009
L'important est que vous soyez là ! je suis ravie de vous lire. On voit l'Europe ,de vos mots drôlement drapée.
Ecrit par : soulef | 07 février 2009
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