18 février 2009
Entre amis.
Après ce petit intermède, qui lui permit d'apprécier la situation, Hubert s'intéressa de plus près au "choeur" de l'événement.
La première personne qu'il vit, car c'était son ami, fut Charles. Il avait la mine réjouie du garçon heureux. Il était Duc d'Elbeuf et pair de France. Aussi pouvait-il prétendre à une place d'honneur dans les premiers rangs. Mais, amoureux, il réussit le tour de force de se glisser parmi la famille royale, au plus proche de sa douce Catherine-Henriette qu'il pouvait observer à loisir. La demi-soeur de Louis, fille de la "presque Reine", était une charmante fille de 14 ans dont le regard mutin laissait à penser qu'elle n'était pas indifférente aux oeillades charmeuses de Guise-Lorraine.
Intérieurement, Hubert se gronda d'avoir négligé son seigneur, son ami, son Roi: Louis! Il portait la fameuse tenue de cérémonie dont l'essayage avait permis à Elbeuf de rencontrer sa dulcinée. Elle lui allait à ravir. Il était juste grand, le digne fils de son père. Malgré tout, Hubert ne put s'empêcher de soupirer: Louis était entouré d'inconnus, ne parlant même pas sa langue.
"Pauvre petit Roi!" le plaignit-il.
Que dire d'Henry?
Le "Vert Galant" était comme à son habitude: il rayonnait de truculence. Hubert l'aimait pour ça depuis leur première rencontre. Mais, en ce jour particulier, la lumière de sa Majesté paraissait un peu terne. Il avait les traits tirés. Un nuage obscurcissait son visage. Il était inquiet. Tourmenté. Il allait partir en campagne et laissait le Royaume sans véritable rempart. Louis était trop jeune pour régner et il n'avait en Marie qu'une confiance toute relative. Il avait donc le sentiment qu'il trahissait la France en la laissant aux mains de Florentins et d'aventuriers. Pire, il soupçonnait ses ennemis de toujours, les Habsbourg, d'attendre son départ pour se jeter sur son pays et s'en repaître. En fait, ce qu'il redoutait le plus était l'influence néfaste qu'avaient la Galigaï et son Conchine sur la noblesse française. Il se devait de revenir vite et victorieux.
Pour Hubert, il était clair qu'aux yeux de Henry, ce couronnement était un préambule indispensable, une farce imposée par ses adversaires dans la lutte d'influence qu'il livrait aux Italiens. Il fallait qu'il soit vite expédié.
Hubert devint dès lors d'humeur chagrine.
Malgré cela, il poursuivit son tour d'horizon.
Après les amis, arriva le tour des autres, et ils étaient nombreux, de ceux dont le temps déterminerait s'ils étaient alliés ou ennemis.
Car une chose était sure: Hubert avait choisi son camp.
Celui de Louis.
Du Royaume de France.
...
13:23 Publié dans CAPE, EPEE, FRANCE, ITALIE, PERSONNAGES DE FICTION, PERSONNAGES HISTORIQUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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Commentaires
Pffffffffff... Hubert me manque...
Ecrit par : Sulennia | 20 octobre 2009
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